C’est une phrase qui revient dans tous les films policiers que l’on voit et qui est bien pratique finalement lorsqu’on ne veut pas divulguer quelque chose ! Mais pourquoi l’emploie-t-on ? Tout simplement car cela fait partie intégrante de notre système de lois. Si l’on parle sans la présence d’un avocat, tout ce que l’on dit peut être retenu contre nous. Alors que si on attend sagement son avocat, même s’il est commis d’office (ce qui veut dire qu’on ne le choisit pas), il a le devoir de nous assister et de nous aider à formuler notre témoignage afin de ne pas être pénalisé par des propos qui pourraient être facilement déformés. Ce n’est pas là son seul devoir. Lorsqu’il obtient son CAPA, l’avocat doit prêter serment : « Je jure, comme Avocat, d'exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité ».Ils doivent respecter ce serment tout au long de leur carrière et gare à celui qui y manquerait. Ils sont gravement sanctionnés en cas de non respect. Ils sont également tenus au secret professionnel, tout comme bon nombre de professions, comme le secret de la confession (tiens, il y avait déjà la soutane et maintenant le secret….) ou le secret médical. Lorsque l’on se penche sur le sujet, ces deux professions, avocat et médecin, se rejoignent de part le serment, le secret et par la place qu’on laisse à ces deux professions. En effet, les gens ont tendance à faire entrer facilement dans leur vie un avocat ou un médecin, car ils savent que ceux-ci ne doivent pas porter de jugement, ne peuvent pas répéter ce qu’ils ont vus et paraissent de ce fait complètement inoffensifs. Du reste, la violation du secret professionnel est considérée comme un délit pénal ! De part sa grande implication, l’avocat doit d’ailleurs souscrire une assurance en responsabilité civile, pour le couvrir, le cas échéant, des erreurs qu’il pourrait commettre et qui porteraient préjudice à son client ou à l’affaire en cours. Une assurance est également souscrite vis-à-vis des fonds qu’il serait amené à gérer.