Avant de pouvoir prétendre passer le concours pour faire la formation d’avocat, il faut, bien entendu, avoir eu son baccalauréat (de préférence S, L ou ES) puis avoir passé quatre années sur les bancs de la faculté de droit et avoir obtenu sa maîtrise de droit. Après ces étapes, les étudiants peuvent s’inscrire à une des écoles d’avocats : La formation dure 18 mois et à la fin de celle-ci, est délivré le CAPA (Certificat d’aptitude à la profession d’avocat). Mais, le parcours ne se finit pas là ! L’étudiant frais émoulu doit suivre pendant deux années encore, un stage dans un cabinet d’avocat. Au terme de ce stage il doit également suivre une formation de deux cent heures. Une fois obtenu son certificat de fin de stage, l’avocat peut alors s’inscrire au barreau. Il a le choix entre rester avocat généraliste ou suivre une spécialisation. Jusqu’à la réforme de 1990, peu d’avocats jugeaient bon de se spécialiser. En effet, beaucoup étaient des avocats généralistes, mais cette réforme a regroupé les conseillers juridiques avec les avocats et énormément de conseillers juridiques justement, avaient des spécialités qu’ils mentionnaient. Dès lors, les avocats qui n’en n’avaient pas, se sont comme sentis piqués au vif et l’augmentation des spécialisations a ainsi fait son apparition. Pour pouvoir mentionner une spécialisation, il faut l’avoir pratiquée professionnellement durant quatre années successives et ensuite s’inscrire à un examen de contrôles des connaissances. S’il veut conserver la mention de sa spécialité, l’avocat doit continuer à l’exercer et est obligé de suivre des formations constantes. Mais la répartition des avocats, toutes spécialités confondues est très inégale sur notre territoire. L’Ile de France regroupe 49% des avocats et les barreaux de Nanterre et Paris cumulent 44% à eux seuls. Depuis quelques mois, le seuil des 50 000 avocats a été franchi et ne cesse d’augmenter, avec un rajeunissement de la profession : 50% d’avocats ont moins de 40 ans. Des chiffres impressionnants qui nous donnent, encore une fois, le sentiment qu’il n’y a qu’à la Capitale que nos droits sont les mieux défendus !